jeûner six jours durant le mois de Chawwal

D’après Abou Ayoub Al Ansari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui jeûne le Ramadan puis le fait suivre de six jours de Chawwal sera comme s’il avait jeûné tout le temps ».

Le jeûne du mois de Ramadan

A l’approche du mois de Ramadan, nous avons jugé bénéfique de l’annoncer à nos chers lecteurs et chères lectrices par un rappel général qui aborde d’abord le mérite du jeûne de ce mois, puis traite des différents enseignements relatifs à cette adoration qui édifie le quatrième pilier de l’islam.

Les mérites de celui qui jeûne

Parmi l’ensemble des vertus qu’il comporte, le jeûne représente une protection contre le châtiment de l’Enfer. En effet, au jour de la Résurrection, il témoignera, tout comme le Coran, en faveur de celui qui l’a pratiqué au cours de sa vie. De plus, l’Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, nous a enseigné que :

« Celui qui jeûne un jour, pour la Face de Dieu, sera éloigné du feu de la distance parcourue en soixante dix années. » 1

Un jour, un homme est venu trouver le Prophète, paix et salut sur lui, pour lui demander : « Indique moi une chose qui me fera entrer au Paradis. »

L’Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, lui a alors répondu : « Recours au jeûne car il n’a pas d’équivalent. »

Le Compagnon lui a alors reposé une seconde fois la même question et le Prophète, paix et salut sur lui, lui a encore recommandé de jeûner2.

Le jeûne est donc non seulement un moyen d’accès au Paradis, mais il a la particularité d’accorder à la personne qui le pratique un statut particulier auprès de DieuEn effet, le Messager de Dieu, paix et salut sur lui, nous a appris que :

« Le paradis possède une porte appelée « Ar-Rayane » (la Porte des Rafraîchissements). Seuls ceux qui jeûnaient auront la possibilité de la franchir. Ainsi, au jour de la Résurrection, on appellera : « Où sont les jeûneurs ? » Ceux qui jeûnaient se lèveront alors et y pénétreront. Après ça, plus personne ne franchira cette porte, et elle sera refermée à jamais. »3

Actes obligatoires du jeûne

Pour que son jeûne soit valable, le Musulman doit tout d’abord respecter deux principes fondamentaux : l’intention et l’abstinence.

Première condition : l’intention

L’intention est la volonté résolue, exprimée par le cœur, d’effectuer le jeûne. Il ne sera alors pas nécessaire de la prononcer à haute voix. Cependant, s’il s’agit d’un jeûne obligatoire, comme c’est le cas pendant le mois de Ramadan, elle devra être formulée avant l’aube, si possible durant la nuit précédant le jour de jeûne. Dans le cas où elle ne serait pas formulée, le jeûne deviendrait alors non valable car l’Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, a dit :

« Celui qui n’a pas décidé de jeûner avant la venue de l’aube, son jeûne ne sera pas acceptable. »4

Cependant, s’il s’agit d’un jeûne surérogatoire, comme c’est le cas durant les six jours du mois de Chawwal, il sera alors possible de la formuler au cours de la journée si l’on n’a rien avalé depuis l’aube.

Seconde condition : l’abstinence

Durant le jeûne, le Musulman devra s’abstenir de manger, de boire ou d’avoir des relations sexuelles avec son épouse à partir du début de l’aube jusqu’au coucher du soleil car Dieu dit :

« …et tenez vous à ce qui vous a été prescrit par Dieu sur ce point, mangez et buvez jusqu’au moment où vous pourrez distinguer la lueur blanche de la lueur noire de l’aube. Ensuite observez le jeûne jusqu’à la nuit. »5

Actes recommandés durant le jeûne

Si le Musulman veut profiter au mieux de son jeûne pour se rapprocher de Dieu, il aura la possibilité d’accomplir un certain nombre d’actes faisant partie de la Sunna du Prophète, paix et salut sur lui.

  • Premier acte : le repas de fin de nuit « As-suhur »

Le repas de fin de nuit nous a été fortement recommandé par le Messager de Dieu, paix et salut sur lui.

Pour honorer cette Sunna, le Musulman aura alors la possibilité de prendre un repas entre minuit et l’arrivée de l’aube. Cependant, il lui sera préférable d’attendre les derniers moments de la nuit car c’est ce que faisaient les Compagnons au temps du Prophète, paix et salut sur lui.

Le Croyant pourra alors choisir de prendre un véritable repas ou se contenter d’une gorgée d’eau car l’Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, a dit :

« Le suhur est une bénédiction. Ne l’abandonnez pas même par une gorgée d’eau car Dieu et Ses anges prient sur ceux qui s’attachent au suhur. »6

S’il arrive qu’une personne ayant l’intention de jeûner n’ait pas la possibilité de connaître précisément le moment où le soleil commence à se lever et qu’elle se trouve en train de manger, il lui sera permis de continuer à prendre son repas jusqu’à ce qu’elle soit sûre de l’arrivée de l’aube car Dieu dit dans le Coran : « Mangez et buvez jusqu’à ce que vous puissiez distinguer la lueur blanche de la lueur noire. »7

  • Deuxième acte : la promptitude à rompre le jeûne « al-iftar »

Une fois que le Musulman sera sûr que le soleil s’est couché, il devra se hâter de rompre le jeûne car l’Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, a dit :« Les gens seront toujours en paix tant qu’ils accéléreront la rupture du jeûne. »8

Pour cela il utilisera, si possible, un nombre impair de dattes. Dans le cas où il n’en trouverait pas, il devra alors donner la préférence à l’eau car le Messager de Dieu, paix et salut sur lui, nous les a recommandés.

Après avoir rompu son jeûne, le Croyant n’oubliera pas de prononcer l’invocation que le Prophète, paix et salut sur lui, nous a apprit à cette occasion : « La soif est étanchée, les veines abreuvées et la rétribution assurée si Dieu le veut. »

Le Musulman partira ensuite faire la prière de Maghreb puis reviendra prendre son repas. Cependant, si celui-ci est déjà servi, le Croyant devra alors manger en premier, puis aller faire la prière car l’Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, a dit : « Si le dîner est déjà servi, commencez par prendre votre repas avant d’accomplir la prière du coucher du soleil. »9

  • Troisième acte : l’invocation abondante de Dieu durant toute la journée

Lors de la journée, le jeûneur devra s’efforcer d’invoquer beaucoup Dieu car ses invocations seront exaucées. En effet, l’Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, a dit : « Trois invocations ne seront jamais refusées ; celle d’un jeûneur jusqu’à ce qu’il rompe son jeûne, celle d’un imam et celle d’une personne persécutée. »10

  • Quatrième acte : éviter tout ce qui contredit le jeûne

Pour qu’il profite pleinement de son jeûne, le Croyant devra éviter toute forme de vulgarité et de futilité dans ses propos. S’il arrivait que quelqu’un vienne à le provoquer, il devra alors simplement répondre « je jeûne, je jeûne. » En effet, le Messager de Dieu, paix et salut sur lui, a dit : « Le jeûne ne se limite pas uniquement au fait de s’abstenir de manger et de boire. Il est avant tout un arrêt total des propos vulgaires et obscènes. Si quelqu’un vous insulte ou cherche à vous provoquer, dîtes alors : je suis en train de jeûner, je suis en train de jeûner. »11

Cependant, si malgré son jeûne le Musulman persistait à mentir et à commettre des mauvais actes, il risquerait alors de voir tous ses efforts réduits à néant car l’Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, a dit :

« Celui qui n’abandonne pas le mensonge ni les mauvais actes, Dieu ne trouve aucun intérêt à son abstinence de nourriture et de boisson. »12

  • Cinquième acte : l’utilisation du cure-dent « as-siwak »

Pendant la journée, le Croyant aura la possibilité d’utiliser le cure-dent « as-siwak » pour imiter le Prophète, paix et salut sur lui, qui avait l’habitude de s’en servir quand il jeûnait. Cependant, il devra tout de même faire attention à ne pas en avaler afin d’éviter de rompre son jeûne.

Les actes permis durant le jeûne

  • Premier acte : se baigner

Si le jeûneur éprouve le besoin de se rafraîchir ou de se baigner, il pourra le faire, mais devra se méfier de ne pas faire entrer d’eau à l’intérieur de son corps. Cependant, si par accident cela se produisait, son jeûne ne serait pas rompu.

  • Second acte : prendre des gouttes par les yeux

Les yeux n’étant pas considérés comme une ouverture du corps vers l’extérieur, contrairement à la bouche par exemple, les savants estiment que le jeûneur peut prendre des gouttes même s’il en ressent le goût à travers la gorge.

  • Troisième acte : embrasser sa femme pour celui qui peut contrôler son désir

Il est permis à celui qui est marié d’embrasser sa femme s’il ne craint pas que cela provoque un désir chez lui. Dans le cas contraire, il devra alors éviter tout contact avec elle.

  • Quatrième acte : recevoir une injection

Le Musulman peut recevoir une piqûre pendant qu’il est en train de jeûner même si, pour certains juristes, elle est composée de nourriture. En effet, les savants considèrent que comme la substance se trouvant à l’intérieur pénètre dans le corps par un endroit inhabituel, celle-ci n’interrompt pas le jeûne.

  • Cinquième acte : la saignée

Toute forme de saignée, que ce soit une prise de sang, un don ou autre, est autorisée si elle n’affaiblit pas le jeûneur car l’Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, l’a pratiquée pendant qu’il jeûnait.

  • Sixième acte : le rinçage de la bouche et l’aspiration d’eau par le nez sans exagération

Le Musulman peut se rincer la bouche et aspirer de l’eau par le nez pendant qu’il jeûne. Cependant, il devra faire attention à ce que l’eau ne dépasse pas le niveau de la gorge. S’il arrive que cela se produise mais que ce ne soit pas intentionnel, son jeûne ne sera pas annulé. En revanche, dans le cas contraire, il l’aura interrompu.

  • Septième acte : avaler tout ce qui est inévitable

Il est permis au Croyant d’avaler tout ce qui est inévitable sans que cela n’invalide son jeûne. Ainsi, les savants autorisent l’absorption de la salive, de la poussière.

De plus, il est aussi permis de se parfumer et d’utiliser de la pommade pendant le jeûne. En effet, les savants estiment que ces matières ne jouent pas le rôle de nourriture chez l’homme bien qu’elles pénètrent à l’intérieur du corps.

  • Huitième acte : la permission de manger, de boire et d’avoir des rapports intimes avec sa femme du coucher du soleil à l’aube.

A partir du coucher du soleil, le Musulman pourra à nouveau manger, boire et avoir des rapports avec son épouse jusqu’à l’aube. Cependant, s’il arrive qu’il soit en train de manger et qu’il s’aperçoit que l’aube est déjà venue, il devra recracher la nourriture qu’il avait dans la bouche afin que son jeûne ne soit pas annulé. Dans le cas où il déciderait tout de même de l’avaler, son jeûne serait alors annulé. Il en est de même pour celui qui aurait entamé un rapport conjugal avec sa femme.

  • Neuvième acte : le réveil en état d’impureté majeure « al-janâbah »

Celui qui se réveille après l’aube en état d’impureté majeure, pourra aller se purifier sans que son jeûne soit annulé.

  • Dixième acte : la femme ayant accouché ou ayant eu ses règles

Il est permis à la femme ayant accouché ou ayant eu ses règles, de jeûner si les traces de sang ont disparu pendant la nuit. Dans ce cas, il faudra qu’elle se purifie avant d’aller effectuer la prière de l’aube.

Les actes annulant le jeûne

  • Premier acte : manger ou boire intentionnellement

Celui qui mange ou boit intentionnellement verra son jeûne rompu.

Cependant, s’il lui arrive d’avaler de la nourriture ou de la boisson involontairement, comme c’est le cas lors d’un oubli par exemple, il n’aura pas interrompu son jeûne car le Prophète, paix et salut sur lui, a dit : « La personne qui mange ou qui boit alors qu’elle a oublié qu’elle était en état de jeûne, devra poursuivre son jeûne car c’est Dieu Qui l’a nourrie et abreuvée. »13

  • Second acte : vomir intentionnellement

Celui qui vomit intentionnellement verra son jeûne annulé. Cependant, s’il arrive que ce ne soit pas volontaire de sa part, le Musulman pourra alors continuer à jeûner car l’Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, a dit : « Celui qui vomit involontairement ne jeûnera pas les jours manqués alors que celui qui vomit intentionnellement devra répéter son jeûne. »14

  • Troisième acte : l’accouchement ou la venue de règles chez la femme

Tous les savants sont d’accord pour dire que si la femme accouche ou voit apparaître ses règles pendant la journée, elle devra interrompre son jeûne même si cela survient peu de temps avant le coucher du soleil.

  • Quatrième acte : l’éjaculation volontaire

La sortie volontaire de sperme interrompra le jeûne quelle qu’en soit la raison.

  • Cinquième acte : l’absorption par la bouche d’aliments non nutritifs

Les savants considèrent que toute absorption d’aliments non nutritifs, tels que le sel par exemple, annulent le jeûne.

  • Sixième acte : vouloir rompre son jeûne

Le Musulman ayant décidé de rompre son jeûne l’aura annulé même s’il n’y parvient pas, car l’intention constitue un principe fondamental du jeûne.

  • Septième acte : manger, boire ou accomplir l’acte charnel avec sa femme en pensant faussement que l’heure du coucher du soleil soit arrivée

Celui qui mangera, boira ou accomplira un acte charnel avec sa femme, pensant que l’heure du coucher du soleil est déjà venue alors qu’il n’en est rien, verra son jeûne annulé.

Source : « Fiqus-sunna » – Saïd Sabiq

Communique APR

APR  » AGIR POUR LE RENOUVEAU »

Objet: suspension de toute activités  

Chères frères et chers usagers de local de l’association APR, le ministre de la santé a interdit tout  rassemblements du fait de la situation sanitaire de notre pays.

Notre local   est  concerné par cette interdiction car il accueille du monde.

 Toutefois, par mesure de précaution, la prière en commun est suspendu, et toute autre activités  dès ce

Vendredi 13 mars et ce jusqu’à information contraire.

Le local de l’association est fermé  en recommondant à chacun de:

– Respecter les consignes sanitaires diffusées par le ministère de la santé ( https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus)

– Ne  pas venir faire la prière

– Eviter les serrages de main et contacts physiques

– Multiplier les invocations  de protection et la prière sur le prophète (BSDL)

Puisse Dieu protéger chaque homme et chaque femme de tous les maux.

Marseille le 13/03/2020

Ne pas tomber dans la psychose

Cet inconnu il y a encore quelques semaines a fait son entrée fracassante sur la scène médiatique ! Pourquoi le choix de ce sujet et que peut-on en dire de plus ?

C’est ce que je tenterai de développer dans cet article.

Nous craignons la pandémie, nous nous y dirigeons indubitablement. J’aimerais d’abord clarifier quelques points, bien qu’il ne s’agisse pas du cœur de cet article. Certains présentent ce virus comme un punisseur masqué, une calamité envoyée sur l’humanité pour la punir de ses agissements. Cette lecture frustrée et frustrante n’est pas celle que je porterai. Je préfère la lecture à la lumière de ces versets : « Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur. »[1]

Quelle beauté ! Il présente la mort avant la vie comme pour donner le secret du sens de la vie !

Quelle miséricorde ! Sa puissance capable d’éprouver laisse ensuite la place à Son pardon ! C’est donc naturellement la lecture que je porterai sur les événements actuels. Une lecture de miséricorde. Certains succombent à ce virus tout comme d’autres succombent à de multiples causes. Leur jugement revient à Dieu et à Dieu Seul. S’ils ont œuvré pour la satisfaction divine ils seront accueillis en grandes pompes, mais s’ils ont occulté la question de la vie après la mort, le sens de leur vie, que ce monde a été leur seule préoccupation… alors que Dieu nous préserve de ce grand échec !

Le virus se propage et les recommandations se multiplient. La quarantaine est ce qui est le plus recommandé et elle dénote de la primauté de l’intérêt général, notion bien occultée de nos jours mais toujours mise en valeur par le noble Messager de Dieu Mohammed (que la paix soit sur lui). N’a-t-il pas dit : « Celui qui fuit la peste est tout comme un déserteur. Et quiconque patiente dans la peste aura la récompense d’un martyr. »[2]

Non seulement il ne s’agit pas d’une punition, mais c’est l’occasion de faire acte de bravoure en faisant barrage à cette difficulté, de sa vie, pour préserver ses congénères. Les termes de ce hadith qui font référence au champ lexical martial nous sortent du contexte étroit de la guerre opposant deux armées pour nous situer dans un cadre plus global où le combat pour la paix et la survie de l’être humain est au cœur de notre cheminement. C’est donc naturellement que notre cœur aspire à l’élan général de solidarité pour les personnes touchées par cette maladie. Puisse Dieu leur accorder la guérison et nous préserver de toutes maladies difficiles à supporter. Puisse-t-Il nous accorder Son pardon !

Je vous ai parlé du cœur de mon article. Nous y sommes.

La seconde partie de mon article essaie de comprendre pourquoi le monde tremble en Occident. Pourquoi ce virus fait-il la une des médias et bouleverse tant notre environnement ? Pourtant ce virus ne tue pas autant que la cigarette ou que d’autres innombrables facteurs existants ? Pourquoi les mises en quarantaine ne sont pas respectées ? Pourquoi le déplacement de 3000 supporters italiens pour le match de Ligue des Champions entre Lyon et la Juventus a été maintenu ? Et ce n’est que la partie visible d’un iceberg insoupçonnable.

L’homme n’a jamais pesé aussi léger que de nos jours. La quarantaine et la réduction des déplacements mondiaux, qui est la voie à suivre quand l’homme est au cœur d’un système à face humaine, se confronte à un système où l’argent est le seul maître. Pour schématiser, on sort sa calculatrice avant de prendre une décision. Combien de morts risque-t-on ? Quelle perturbation politique cela entraînerait ? Combien d’argent perdrait-on ? Combien coûterait le renforcement politique pour absorber les mécontentements et les faire disparaître sous une bonne couverture médiatique ? Des questions maladroites, qui donnent froid dans le dos, et pourtant, nous savons tous que c’est ce qui se joue aujourd’hui, et pire encore, l’humanité semble accepter, doucement, sa position secondaire dans l’échiquier mondial.

D’autre part, l’inquiétude, voire la psychose, qui s’emparent des gens ont une cause bien précise. L’Occident a érigé des murs, parfois physiques, mais surtout psychologiques pour se sentir en sécurité. Derrière ces murs il donne l’illusion d’une invulnérabilité, d’une sécurité absolue. La brutalité de la mort est discrète, elle n’apparaît qu’au-delà des murs, dans les pays où la vie humaine semble si lointaine et compter tellement moins. Or, cette microscopique créature de Dieu, le coronavirus, est venu perturber ce sentiment de sécurité. La conscience de la mort s’est soudainement invitée dans chaque foyer. Tel l’effet d’un contrôle-surprise sur celui qui a « séché ses cours », nous ne sommes pas préparés face à la mort. En Occident, la mort est un sujet tabou, un sujet qui désoblige. Parler de la mort dans de nombreuses sphères c’est impoli. Or, le coronavirus n’en a cure. Il a commencé par le pays le plus en vogue, une puissance montante, respectée et crainte. Pourtant, ni la construction formidable d’un centre hospitalier en quelques jours, ni la puissance technologique de ce pays n’ont occulté la crainte de ce petit virus. Son message, s’il en avait un explicite, serait : « Quel est celui qui constituerait pour vous une armée [capable] de vous secourir, en dehors du Tout Miséricordieux ? En vérité les négateurs sont dans l’illusion la plus complète. »[3]

L’ennemi, celui qui apporte la mort, est entré dans nos murs ! C’est la panique.

Ô mon frère, ô ma sœur en humanité ! Si, par hasard, tu tombais sur cet article, voici ma recommandation. Quelles que soient les circonstances qui entraîneront ton terme, le terme est le rendez-vous immanquable de tout être humain. Le plus sensé est donc de s’y préparer.

Combien de temps j’accorde à la recherche du sens de ma vie ? Peut-on accepter que d’autres aient scellé notre sort en nous emprisonnant dans une conception qui a fait de la mort une lointaine illusion ? Ce monde dans lequel nous vivons, si parfaitement agencé, si harmonieusement constitué, où chaque élément joue un rôle propre, n’est qu’un lieu-épreuve qui n’accepte aucune installation durable. Il est l’œuvre d’un Unique et Noble Architecte. Ne referme pas trop vite la porte à ta curiosité et accorde au moins, en faisant abstraction de tous tes a priori, le temps à la méditation. Pour t’y aider tu as à ta disposition Son dernier Livre révélé pour l’humanité, le Coran, ton cœur, celui en qui tu abandonnes ta confiance dans certains moments cruciaux de ta vie, et ta raison, qui, de concert avec le cœur te permettraient d’atteindre des vérités qui échappent à la raison orgueilleuse.

« Qui est donc mieux guidé ? Celui qui marche face contre terre ou celui qui marche redressé sur un chemin droit ? »[4]

Cette terre s’est tellement revêtue de multiples artifices qu’elle a accaparé toute notre attention, nous faisant oublier qu’il existe un chemin et une direction claire dans laquelle certains marchent la tête redressée, sans avoir peur de regarder en face la mort qui ne constitue qu’une des portes qu’il faut franchir pour rencontrer Celui qui nous a créés et avoir, en Sa compagnie, la meilleure fin qui puisse nous arriver. Ainsi soit-il.


[1]    Coran, sourate la royauté, verset 2

[2]    Hadith rapporté par Ahmed (que Dieu lui accorde la miséricorde)

[3]    Coran, sourate 67 la royauté, verset 20

[4]    Coran, sourate 67 la royauté, verset 22

Se souvenir de la Mort

La mort redoutée, la mort désirée

La mort, pour beaucoup, est la fin exécrée, l’arrêt des plaisirs, le regret éternel. Tous voudraient vivre éternellement dans l’oisiveté et l’insouciance, repoussant sans arrêt l’inéluctable. La vie est sacralisée, elle est la seule réalité digne d’être appréciée, la mort tellement détestée : « Et ils disent : « Quand nous serons perdus dans la terre [sous forme de poussière], redeviendrons-nous une création nouvelle ? » » [1]. Même ceux qui n’apprécient pas la vie au point de vouloir mettre fin à leurs jours, ne font cela que dans le but d’arrêter leurs souffrances, par désespoir, tombant dans la ruse du malin qui se délecte d’égarer les âmes sur terre comme dans le ciel. Des décennies, des siècles de propagande ont opéré leurs méfaits : cachez cette mort que l’on ne saurait voir et laissez-nous profiter de la vie !

Tandis que celui qui espère en Dieu et au jour dernier, même si la mort reste pour lui une figure terrifiante, surtout à l’aube de son cheminement spirituel, ne perçoit la mort que comme un passage vers son créateur. Et plus il avance dans son cheminement, plus cette mort devient pour lui un rendez-vous attendu et désiré, le seul voile entre lui et son créateur. La vie d’ici-bas passe alors pour lui au second plan, ne servant que de tremplin vers l’Être désiré, par le biais de plus d’actions méritoires et d’adorations. Le fidèle se détache de ses désirs terrestres pour alimenter son âme de lumière, afin de mériter la plus grande proximité avec Dieu.

Aimer rencontrer Dieu

Le croyant, passager sur terre et conscient de l’être, connaît tous les bienfaits dont l’a doté Dieu, la vie, la santé, la foi… Et est reconnaissant pour les faveurs qu’Il réserve aux pieux dans la vie dernière : la miséricorde, le paradis et l’agrément… Et pour tout cela il aime rencontrer le Clément, le Miséricordieux, impatient de Le rejoindre et trouver dans Sa proximité la félicité absolue. Il nous est rapporté la parole du prophète (paix et salut de Dieu sur lui) : « Celui qui désire la rencontre de Dieu, Dieu aimera sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre de Dieu, Dieu détestera sa rencontre ». [2].

Selon Abou Hourayra (que Dieu l’agrée), le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) a dit : Dieu (exalté soit-Il) a dit : « J’ai préparé pour Mes serviteurs vertueux ce que nul œil n’a vu, nulle oreille n’a entendu et ce que nul esprit n’a imaginé. » Lisez donc, si vous le voulez : « Nul ne peut soupçonner les multiples joies dont seront récompensées les œuvres de ces hommes ! » [3], [4]. Le croyant se sent étriqué dans un corps trop étroit et dans une vie où il se sent éloigné de son bien-aimé, la mort lui semble si douce face à cette attente et il n’aspire qu’au moment où il se trouvera face à son Seigneur, Celui que son être entier désire rejoindre.

 Accompagner les défunts

Hassan Al Basri (que Dieu lui fasse miséricorde) avait creusé une tombe dans une chambre de sa maison dans laquelle il s’allongeait chaque jour en disant :« Ô Seigneur ! Fais-moi revenir afin que je fasse du bien dans ce que je négligeais ». Il se levait ensuite de la tombe en louant Dieu qui l’avait fait revenir à la vie, pour multiplier les bonnes actions. Nous voyons par l’agissement de cet homme pieux, à quel point il est important pour le musulman de se rappeler la mort. L’insouciance d’une vie mondaine peut vite éloigner de notre champ de vision cette étape essentielle de notre existence. Il nous est recommandé de garder ce fait en tête comme le rappelait si bien la parole de Abdallah Ibn Amr Ibn Al-Ass, (que Dieu soit satisfait d’eux) : «Vis pour ce bas monde comme si tu devais y vivre éternellement et vis pour l’au-delà comme si tu devais mourir demain.».

Parmi les moyens de se rappeler le passage dans l’au-delà il y a le lavage mortuaire, la prière sur les défunts, la visite des cimetières… Ces actes font non seulement partie des recommandations prophétiques, mais nous permettent de nous rappeler que nous ne sommes pas éternels. La vie de l’humain est courte, et son éternité dépendra de son comportement durant ce laps de temps, qui ne représente qu’un bref instant à l’échelle du vécu de chaque âme. Il est impératif que chaque croyant participe aux rituels islamiques qui s’appliquent aux morts, afin d’être touché par ce qu’il voit et ressent, le prophète (paix et salut de Dieu sur lui) a fait plusieurs recommandations dans ce sens : « Rendez visite aux malades et suivez les convois funèbres. Cela vous rappelle la vie future. » [5].

Seuls les êtres insouciants et éloignés de Dieu donnent peu d’importance à la mort, qui les surprend soudain leur laissant d’amers regrets pour l’éternité…

[1] Coran, sourate 32, verset 10

[2] Bukhari

[3] Coran 32.17

[4] Bukhari et Muslim

[5] Muslim

Croire en la vie dernière

Que la paix soit sur toi mon frère, ma sœur, la paix et la bénédiction de Dieu. Je t’invite à nouveau à la table du Seigneur dans le jardin des affluents de la foi. Viens abreuver ton cœur de la lumière divine et prophétique, afin de renforcer ta foi et maitriser ton égo, et de surcroit éloigner le démon de ta vie le plus possible. Tu ne seras sous réelle protection qu’entre les mains de Dieu. Aujourd’hui je te propose de te souvenir de la vie dernière, cette vie éternelle qui attendra chacun de nous, soit dans la félicité totale, sinon dans l’opprobre continu.

Un devenir laissé de côté

La vie dernière est devenue quelque chose de bien étrange aux yeux des hommes. Bien que les religions précédant l’islam aient beaucoup insisté sur cette période cruciale du devenir de l’Homme, aujourd’hui peu des croyants de ces dites religions y attachent une réelle importance. Comment peut-on donner si peu de poids à cette phase cruciale du devenir de l’homme, tout en se prétendant serviteur de Dieu ? Ce fléau de l’oubli, cet attachement à la vie basse ne touchent pas que les autres, ils sont également bien présents dans le cœur de bien des musulmans. Comme les autres, ils courent après la vie, alors que celle-ci leur échappe petit à petit. Comme les autres, ils restent insouciants au rappel du Divin et de la demeure éternelle. Comme les autres, ils croient devoir amasser des biens et des propriétés sans cesse, pensant pouvoir vivre éternellement une vie traitresse et trompeuse.

Une promesse divine

Le Coran et la tradition prophétique regorgent de descriptions des délices ou des sévices qui attendent les humains dans la vie dernière, selon qu’ils aient été parmi ceux qui se sont élevés ou ceux qui furent avilis. Juge plutôt ce qui t’attend si tu fais partie des élus ma sœur, mon frère :

« Quant à ceux qui ont la foi et qui accomplissent de bonnes œuvres, Nous les ferons entrer dans des jardins baignés d’eaux vives, où ils demeureront éternellement, en vertu d’une promesse solennelle du Seigneur. Et quelle promesse est plus digne d’être crue que Celle du Seigneur ? »,[1].

 « Voici la description du Paradis qui a été promis aux pieux : il y aura là des ruisseaux d´une eau jamais malodorante, et des ruisseaux d´un lait au goût inaltérable, et des ruisseaux d´un vin délicieux à boire, ainsi que des ruisseaux d´un miel purifié. Et il y a là, pour eux, des fruits de toutes sortes, ainsi qu´un pardon de la part de leur Seigneur », [2].

« J’ai préparé pour Mes serviteurs vertueux ce qu’aucun œil n’a jamais vu, ni aucune oreille n’a jamais entendu, ni qu’aucune personne ne peut concevoir », [3].

Par opposition, ceux qui se mettaient en travers du message Divin, étaient injustes et ingrats envers leur Seigneur, Dieu leur promet une sentence peu enviable :

« Votre salut ne dépend ni de vos souhaits ni des souhaits des gens des Écritures ! Quiconque fait du mal aura à en répondre et ne trouvera personne, en dehors de Dieu, pour le protéger ou le secourir »,[4].

Et quel châtiment attend ceux-là ?

« Nous avons préparé pour les injustes un feu dont la chaleur intense les cernera de toutes parts… »,[5].

D’après Abou Hourayrah (que Dieu l’agrée), le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) a dit :
« Mille années furent allumées sur le feu de l’enfer jusqu’à ce qu’il eût rougi, ensuite mille années furent allumées sur lui jusqu’à ce qu’il blanchisse, puis mille années jusqu’à ce qu’il noircisse ; il est donc noir obscur. », 
[6].

Vérité ou illusion ?

Dans un monde matériel dominé par la science et la raison, où tout est fait pour plonger les gens dans l’insouciance, même les musulmans, ne vous en déplaise, la vie dernière, le paradis et l’enfer sont comme de vieilles chimères d’un autre temps. Ne te laisse pas berner toi qui aspires à la Face de ton Seigneur, ce sera une vie aussi vraie que celle que tu vis en ce moment, et même bien plus réelle, car le voile de l’incertitude sera définitivement levé ! Réaffirmons tous ensemble notre foi absolue en cette vie éternelle que Dieu promet à tout un chacun. Ayons foi en la vie dernière et partageons cette foi avec tous ceux qui cherchent la vérité. Car notre salut, notre réussite dans ce devenir certain, dépendent totalement de nos croyances dans cette vie éphémère, ainsi que de nos actions. Les ennemis de Dieu, le diable et ses acolytes, n’auront de cesse de nous en détourner, alors qu’eux-mêmes savent que c’est la toute vérité.

Quitte cette insouciance bercée d’illusions qui te pousse à toujours plus de plaisirs et de désirs. Restreins cette âme bestiale et passive qui t’entraine à ta perte, éduque-la sur le chemin droit, elle t’en remerciera une fois sauvée, satisfaite et agréée par son Créateur, dans une vie éternelle de plaisir et de satisfaction.

« Ô toi, âme apaisée,

Retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ;

Entre donc parmi Mes serviteurs,

Et entre dans Mon Paradis » [7].

[1] Sourate 4 – Les Femmes, verset 122.

[2] Coran 47 – Muhammad, verset 15.

[3] Bukhari, Mouslim.

[4] Sourate 4 – Les Femmes, verset 123.

[5] S18 – La Caverne, verset 29.

[6] At-Tirmidhi

[7] Sourate 89 – L’Aube, verset 27 à 30

Un don pour l’humanité

Combien sont nombreux les bienfaits de Dieu à l’égard de Ses créatures ! Et combien en parallèle, il leur incombe de Le remercier pour leur avoir attribué autant de largesses conformément à Ses Paroles : « Si vous dénombriez le bienfait de Dieu, vous ne pourriez en faire le compte ».[1]

Or, le plus grand bienfait accordé à cette communauté s’incarne en la personne du noble Messager : « Dieu a accordé une grâce aux croyants lorsqu’Il leur a envoyé un Messager pris parmi eux qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, alors qu’ils étaient auparavant dans un égarement manifeste ». [2]

Mohammed, paix et salut de Dieu sur lui, est le sceau des Prophètes, celui que Dieu a choisi et élevé parmi Ses créatures. Il a parachevé son éducation, guidé, parfait son comportement, élevé son nom auprès du Sien, et l’a distingué par les qualités de l’Homme parfait : « tu es certes d’une moralité éminente »[3] . Tout comme Il a octroyé à sa communauté des particularités inexistantes dans les civilisations passées. Et parmi les prérogatives dont a pu jouir le meilleur des hommes, est l’universalité de sa mission. « Et nous ne t’avons envoyé qu’en tant qu’annonciateur et avertisseur pour l’Humanité entière».[4]

Sommes-nous seulement conscient de cette immense grâce divine, de ce joyau que Dieu a offert à l’Humanité ? Et si oui, qu’éveille alors le souvenir, la mémoire du Messager ?

Une qualité hors pair

Lorsqu’on parcourt sa vie, on retient naturellement l’homme qu’il ’était et qu’il restera dans les mémoires : un homme d’une miséricorde infinie. « Et nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour l’univers ».[5]  Cette qualité que Dieu lui a octroyé, et qui l’a distingué parmi ses semblables, l’a accompagné tout au long de sa vie et a touché tous ceux qu’il a côtoyés : sa famille, ses compagnons, ses amis, ses voisins, les animaux… même ses ennemis. On ne peut oublier quelle a été sa réaction à Taïf lorsque son peuple l’avait démenti et chassé à coup de pierres et que l’Ange des Montagnes, sur ordre de Dieu, lui fût apparu et lui ait dit : « Si tu veux, j’écraserai ton peuple sous les deux montagnes qui surplombent la Mecque ! » «Non » répondit-il. « Je souhaite plutôt que Dieu fasse sortir de leurs reins des personnes qui L’adorent Seul, sans rien Lui associer. Ô mon Dieu ! Guide mon peuple car ils ne savent pas ». Et Gabriel suite à cela de dire : «Dieu a raison de t’appeler le miséricordieux, plein de compassion» [6]. Ainsi était le Messager de Dieu, en dépit de toutes les persécutions dont il a fait l’objet, il répondait toujours au mal par le bien.

Sa miséricorde pour ses semblables est la qualité qui a eu le plus d’effet dans sa mission d’appel à Dieu. Telle une clé magique entre ses mains, elle était capable d’ouvrir des cœurs endurcis qu’on aurait crus inaccessibles. Plus que cela, il réussissait, par la Grâce de Dieu, à allumer en eux le flambeau de la foi. N’était ce pas le cas de Khalid ibn Walid, Safwan ibn Ummayah, Abu Sofian, et beaucoup d’autres encore qui jadis furent ses ennemis les plus acharnés. Parmi eux aussi, Foudallah ibn ‘Umayr qui à ce sujet nous rapporte: « J’ai voulu tuer le Prophète au cours de la conquête de la Mecque pendant qu’il effectuait des tours rituels autour de la Kaaba. Lorsque je me suis rapproché de lui il m’a dit : Es tu Foudallah ? Surpris j’ai répondu : oui. Il m’a dit : Quelle est ton intention ô Foudallah ? J’ai répondu : aucune, je faisais le rappel de Dieu. Le Prophète sourit et demanda pardon en ma faveur. Puis il mit sa main sur ma poitrine et mon cœur s’apaisa. Par Dieu ! Il ne l’avait pas enlevé que déjà, rien de tout ce que Dieu a créé ne m’était devenu plus cher que lui » . [7]

En voilà un de plus dont le cœur a été touché par la miséricorde du prophète pour s’ouvrir à l’amour et la foi.

Vous lui tenez à cœur

Le souvenir du prophète n’évoque t-il pas aussi l’amour qu’il portait aux croyants. Aucun Homme sur cette terre ne s’est autant soucié des siens à l’instar du Messager de Dieu. Et Comme le dirait si bien ce proverbe « Il n’y pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour » [8]. Et quelle meilleure preuve d’amour si ce n’est cet aveu du Prophète où il dit : « Chaque prophète avait une invocation exaucée qu’il a consommée de son vivant, quant à la mienne, je la garde jusqu’au jour de la résurrection pour qu’elle soit une intercession en faveur de ma communauté » [9]. De même un jour qu’il visitait le cimetière al Baqi, ses compagnons l’entendirent dire : « J’aurais tellement aimé voir nos frères. » Ils demandèrent : « Mais ne sommes-nous pas tes frères, ô Messager de Dieu ? » Il répondit : «Non, vous, vous êtes mes Compagnons. Mes frères sont ceux qui croiront en moi sans jamais m’avoir vu »[10] . Louange à Dieu, l’amour du Prophète pour sa communauté transcende les limites du temps et de l’espace.

En réalité, le souvenir du Messager de Dieu évoque tant de choses, tant de qualités, de vertus, de beautés, de faveurs …et les citer, épuiserait assurément les langues et les plumes. Mais la question essentielle est qu’en est-il de moi ? Qu’en est-il de la relation que j’entretiens avec le Prophète ? L’ai-je aimé autant qu’il nous a aimés ? Si oui, quelles sont alors les preuves de cet amour ?

La clé du bonheur

L’amour du prophète à l’égard des croyants est une chose, l’aimer plus que tout en est une autre, car mon cheminement, ma proximité et ma place auprès de Dieu dépendent intimement de l’amour que je lui porte et de la place qu’il occupe dans mon cœur. Anas, que Dieu l’agrée, nous rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Par Celui qui détient mon âme entre Ses mains, aucun d’entre vous ne sera véritablement croyant tant qu’il ne m’aime pas plus que ses enfants, ses parents et tous les hommes » .[11]

Et l’heureuse nouvelle est que tout croyant, amoureux sincère du Messager de Dieu, peut espérer être en sa compagnie dans la vie future. Ecoutons cet homme qui est venu voir le Prophète et lui a dit : « Ô Envoyé de Dieu, tu es plus cher que ma famille et tous mes biens. Chez moi je pense à toi et je ne puis me retenir de venir et de te regarder. Mais j’ai pensé à ma mort et à ta mort et j’ai réalisé que lorsque tu rentreras au Paradis tu seras dans une station élevé avec les Prophètes et que si j’y rentre, je ne pourrai plus te voir» [12]. Dieu révéla alors : « Quiconque obéit à Dieu et à Son Messager sera avec ceux que Dieu a comblés de Ses bienfaits : les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Et quelle excellente compagnie ! » .[13]

Louange à Dieu qui nous a fait don de Son noble Messager, afin que nous le prenions pour modèle, et qu’à travers l’amour, nous puissions gagner Sa Satisfaction, Son Amour et Sa Proximité. Aussi, les preuves de notre amour sont de suivre les pas du Bien aimé dans ses relations avec Dieu, ses relations avec l’Homme, dans sa personnalité, dans ses efforts pour faire entendre la parole de Dieu… Seigneur, que Ta Grâce et Ta Paix soient sur notre maître et notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.

Naissance et naissance

Dans nos sociétés occidentales, il est de coutume de souhaiter plein de bonnes choses à une personne le jour de son anniversaire. Il est vrai que notre anniversaire n’est certes pas un jour comme les autres, c’est celui de la naissance à la vie.

Il y a des gens qui, en naissant, donnent la vie et donnent sens à la vie. Ce fut le cas pour le dernier messager de l’Islam, le Prophète Mohammed, paix et bénédictions sur lui.

Cet homme, hors du commun, portait le monde dans son cœur. La miséricorde qu’il a témoignée envers les êtres humains n’a pas d’égale.  Il vivait et incarnait le message qu’il portait. Il vivait en harmonie et en paix avec l’univers, avec les êtres et surtout avec lui-même. Le cœur de son message était l’amour.

La vie de cet homme est une source d’inspiration, il a légué à l’humanité un héritage qui couvre tous les domaines de la vie.

Prétendre le suivre en imitant ou reproduisant superficiellement ses actes sans en comprendre le sens profond, c’est lui faire du tort et ne pas rendre hommage à la voie qu’il a voulu tracer pour l’humanité, celle du salut et de la paix.

Finalement, c’est à l’humanité que je souhaite un joyeux anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed, paix et bénédiction sur lui.

Je « nous » souhaite plein de bonnes choses, je « nous » souhaite de connaître qui est vraiment cet homme et pourquoi est-il si vital de l’aimer et de le suivre.

Il est de coutume de souffler des bougies en pareille occasion, permettez-moi de faillir à cette tradition, car celles qui sont allumées par l’amour de ce noble Prophète illuminent mon cœur (et sûrement les vôtres) et me montrent la voie.